DIALOGUE DE SOURDS

DIALOGUE DE SOURDS

 

 

 

 

 

Scandale des paies

Un grand nombre de vacataires n’a pas été payé par l’administration en compensation du travail rendu,ceci depuis plusieurs mois. Tout travail effectué mérite salaire et nous ne pouvons plus accepter les raisons qu’invoque la Ville de Paris pour justifier ces retards de paiement.

Faites nous remonter vos problèmes de fiches de paie, nous engagerons des démarches auprès de l’administration. Il est inconcevable que des agents « s’humilient » devant leurs circonscriptions pour faire valoir leur dû.

Une action doit être entreprise avec le syndicat pour que ce type de problèmes ne s’éternise pas. D’année en année, il y a récurrence.

Cette action collective des agents peut résoudre ce dysfonctionnement qui perturbe la vie quotidienne des animateurs (trices). Sous peu, la CGT vous communiquera une lettre type qui vous aidera dans vos démarches.

Quota des heures de vacation

Concernant le dépassement du quota des 910 heures pour les vacataires, la position de la CGT Animateurs a toujours été la suivante. Nous considérons la nécessité absolue de consolider le métier d’animateur par la titularisation correspondant aux besoins du service public. La contractualisation doit être appréhendée comme un sas d’entrée dans le métier pour une  période transitoire dans l’attente d’une titularisation rapide.

La ministre de la Réforme et de la fonction publique rappelait récemment à l’Assemblée Nationale que « le recrutement annuel d’un animateur non-titulaire pour la période scolaire, soit dix mois sur douze, ne peut pas être analysé comme un besoin saisonnier ou un accroissement temporaire d’activité. »

Cela confirme ce qu’a toujours défendu la CGT Animateurs, le besoin de titulaires pour des postes permanents et non une logique de vacation maintenant les animateurs dans la grande précarité.

C’est pourquoi la CGT ne peut pas se satisfaire d’un seul dépassement temporaire  du quota des 910 heures : cette logique ne permettra pas une assise réelle du métier. Ce quota reste une épée de Damoclès suspendue au- dessus de la tête des animateurs vacataires.

Depuis des années, la Ville de Paris s’inscrit dans un usage abusif des vacations sans avoir à créer des emplois permanents et à temps plein. La CGT animateurs ne peut accepter cette logique qui a été malgré tout contrecarrée par nos dernières luttes syndicales.

Pour rappel, selon les textes de loi en vigueur, le recours légal à ce type d’emplois précaire doit répondre à trois conditions pour justifier leur embauche :

  • Etre engagé pour accomplir une tâche déterminée qui ne se reproduira pas
  •  Etre rémunéré à la tache ou l’acte effectué (les vacataires perçoivent un traitement avec un mois de décalage tandis que les contractuels  ont un salaire mensualisé).
  • Avoir une discontinuité dans le temps : il ne s’agit pas d’un emploi permanent (celui-ci correspond aux nécessités permanentes du service et non à des besoins temporaires ou occasionnels).

Ainsi, être sur le même poste de manière régulière (à temps complet ou non) plusieurs mois dans l’année (même pour une courte durée comme l’été) crée au fil des ans une continuité de lien avec l’administration. Ce n’est plus de la vacation.

Sur le terrain, il existe encore beaucoup trop de « faux vacataires ».

La CGT Animateurs s’est toujours dressé contre cet état de précarisation et pour cause, les vacataires n’ont quasiment aucun droit. De ce fait, la Ville de Paris :

  • Les maintient dans la précarité
  • Les utilise comme « variable d’ajustement » pour assurer ce qu’elle considère normal : la « flexibilité » !
  • Les exploite financièrement

D’où l’importance de soutenir les revendications de la CGT Animateurs (titularisation et contractualisation à temps plein) dans le cadre de notre statut : la filière d’animation en homologie avec la fonction publique territoriale.

L’aménagement des rythmes éducatifs (ARE) nécessite plus que jamais un recrutement de personnels qualifiés : il faut offrir des formations diplômantes et qualifiantes à tous les personnels d’animation.

La Ville doit requalifier ces « faux vacataires » en respectant la loi et les titulariser ou les contractualiser sur l’ensemble des services périscolaires.

Réunions de travail à la Dasco

Actuellement se déroulent des réunions concernant le temps de travail dans le cadre de l’ARE. On y redéfinit  les « 60 heures ». Pour la CGT il s’agit d’un droit acquis et les 6 jours de compensation sont inclus dans les congés annuels. (Quand ils furent mis en place, ces 60 heures correspondaient à 25 heures de réunions à disposition des équipes en centre de loisirs, 30 heures à disposition des CAS et 5 heures de pré-rentrée, selon la définition de la DASCO. Pour la CGT cela correspondait à des compensations partielles pour nos horaires décalés, nos temps de préparation et tout une série de temps additionnels hors présence enfants et non comptabilisés dans notre temps de travail.)

La DASCO voudrait maintenant les utiliser autrement : animateurs (titulaires et contractuels) devraient prendre leur service un quart d’heure avant le début des ateliers. Il s’agirait d’un « temps de préparation et d’installation des ateliers ARE ». Elle ajoute aussi 3 heures de réunions mensuelles « pour l’ensemble des temps péri et extra scolaires ». Soit 3 heures pour préparer tous les ateliers, centres de loisirs du mercredi et petites vacances ( ?!).

De qui se moque-t-on ? Déjà, dans les faits, de nombreux collègues restent sur leurs écoles de 13h30 à 15h00 les jours d’ARE. La CGT aurait voulu de vraies propositions tenant compte de la situation nouvelle.

Si la Ville a enfin l’idée de reconnaître des temps de préparation et d’installation hors présence enfants, elle doit proposer aux organisations syndicales des compensations salariales ou des journées de congés supplémentaires et comptabiliser de vrais temps, non un saupoudrage.

Responsable Educatif Ville (REV)

Nous réitérons, à la CGT Animateurs, notre demande d’un REV par point d’accueil et en conséquence l’intégration des DPA en catégorie B. Ceci confortera la position de nombreux collègues face aux institutions.

Durant les temps péri et extra scolaires, le REV est l’interlocuteur privilégié du directeur d’école, des familles et des différents partenaires.

Dans sa pratique quotidienne, il est demandé aux REV une multitude de tâches administratives qui se font au détriment des objectifs pédagogiques de ses projets et de sa dimension formatrice.

A la CGT Animateurs, nous demandons un calendrier et des engagements précis pour redéfinir le centre de gravité de cette fonction et consolider la filière d’animation que la CGT animateurs a toujours défendue. Nous voulons la satisfaction de toutes nos revendications.

A la rentrée de septembre 2014, toutes les villes de France devront appliquer cette réforme des rythmes scolaires et cela risque d’aller à l’encontre de la pérennisation de l’aménagement des rythmes éducatifs à la Ville de Paris.

A l’initiative de la CGT Animateurs, nous étions près de 90% de grévistes le 12 novembre 2013. 

Nous organiserons prochainement une Assemblée générale afin d’établir un cahier revendicatif que nous soumettrons à notre direction.

Toute action est envisageable.

 

LA CGT EST TOUJOURS DETERMINEE A RASSEMBLER TOUS LES PERSONNELS D’ANIMATION POUR LA SEULE DEFENSE DE LEURS INTERETS

 

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

 

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Mis en ligne le 25 février 2014  |  Dernière mise a jour 12 juin 2014