Nous avons rencontré Mme CORDEBART et Mme DARPHEUILLE

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Nous avons rencontré Mme CORDEBART (adjointe au maire)
et Mme DARPHEUILLE (Directrice des Affaires Scolaire)

 

          Nous avons évoqué les thèmes suivants :

 

Normes d’encadrement :

          Pour le moment, les anciens taux (1 animateur pour 8 en maternelle et 1 animateur pour 12 en élémentaire) sont respectés, la ville de Paris ne s’interdira pas de changer le taux. Ex. : garder les normes actuelles dans les quartiers dits « difficiles » et augmentation du nombre d’enfants dans les quartiers dits « normaux ». Un encadrement à 2 vitesses serait une grave atteinte à l’égalité au sein du service public.

 

Formation et recrutement :

          En ce qui concerne la formation de l’ensemble du personnel, nous restons dans le flou le plus complet.
          Malgré les ambitions affichées par la DASCO, rien de concret n’est actuellement proposé par la ville de Paris pour créer une véritable filière d’animation.
          Nous continuons d’exiger un véritable plan de formations diplômantes et qualifiantes pour l’ensemble des personnels d’animation.
          En attendant, la ville de Paris recrute par voie d’affiche, au contenu erroné, sans réelle exigence de qualification.
          Nous souhaitons que les méthodes de recrutement changent.

 

Vacation / Précarité :

          La ville de Paris remplace la précarité du vacataire par celle du contractuel (temps de travail imposé, pas d’évolution de carrière). Etre contractuel à 50%, 35% ou 25% ne permet pas de vivre et de se reconnaitre dans un véritable métier.
          La ville de Paris justifie ces contrats par le morcellement de notre temps de travail (cantine / goûter / études / cdl).

 

Hygiène corporelle :

          Nous avons rappelé fermement notre refus d’assurer cette tâche, Mme CORDEBART s’en est offusquée et entamera un dialogue avec les autres personnels.
          Durant leur travail, les animateurs doivent-ils délaisser leurs tâches d’animation pour devenir des agents de change ? Nous estimons que les enfants et les animateurs sont mis en danger quand cette mesure est appliquée.
Elle nous a informés que les contrats des Arems sont maintenus pour le moment. Jusqu’à quand ?

 

Regroupement des centres de loisirs :

          Sans travaux avérés, pas de déplacements : cette revendication a été transmise à Mme Cordebard qui est intervenue sur une école élémentaire du 19ème pour éviter un regroupement de quatre écoles. Informer-nous de ce genre de cas !

 

REV / DPA :

          Il n’y a pas eu de réponse précise sur le devenir des DPA ni sur la création d’un plus grand nombre de postes budgétaires de REV.
          Nous continuons d’exiger la création d’un poste de REV par école.

 

CAS / CASPE :

          Mme DARPHEUILLE a fait part de son souhait d’homogénéiser le fonctionnement des CAS et CASPE, surtout concernant les informations et règlements de service émis par la DASCO.
          Nous demandons une meilleure transmission des informations et nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de règlements de service pour le goûter, l’étude et l’ARE.

 

Bilan de l’ARE, des EPListes et BCDistes :

          Mme CORDEBART n’a pas jugé bon d’aborder ces points avec nous.
          Nous constatons la privatisation de l’animation par le biais des associations avec des personnels pas toujours aptes à prendre en charge un groupe d’enfants. Et ces derniers sont bien mieux payés (parfois deux ou trois fois plus qu’un animateur vacataire payé par la ville de Paris).
          Temps de préparation, notre revendication : Etre payé sur ce temps ou obtenir des congés supplémentaires.
          Pour les EPListes et BCDistes, qu’en est-il de notre temps de préparation, de nos primes et du passage en catégorie B ?
          Ces revendications ne sont toujours pas prises en compte par l’administration.

 

POUR CONCLURE,

5 mois après notre 1ère audience avec Mme CORDEBART, nous en sommes exactement au même point. La réalité que nous vivons au quotidien sur le terrain est en contradiction avec les ambitions de façade formulées par la DASCO.

RIEN N’A CHANGE !!!

 

Face au mutisme de la ville de Paris et de la DASCO,
notre inquiétude grandit et notre détermination aussi.
Pour faire aboutir nos revendications et que notre métier ne se transforme pas en garderie
DE NOUVELLES MOBILISATIONS SERONT NECESSAIRES

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

 

Mis en ligne le 9 mars 2015  |  Dernière mise a jour 9 mars 2015