STATUTS, EVOLUTION, RECONNAISSANCES PROFESSIONNELLES ET AMELIORATION DU METIER,

STATUTS, EVOLUTION, RECONNAISSANCES PROFESSIONNELLES ...

STATUTS, EVOLUTION, RECONNAISSANCES
PROFESSIONNELLES
ET AMELIORATION DU METIER,
CELA NE DEPEND UNIQUEMENT QUE DE VOUS !

 

Nous ne le rappellerons jamais assez, toute  avancée importante dépend entièrement de votre implication et mobilisation dans un mouvement massif, en connaissance de cause, sur une plate-forme revendicative qui répond aux exigences du métier.

La position de la CGT Animateurs a toujours été la reconnaissance d’un véritable statut professionnel dans l’animation.

Les exigences du métier requièrent :

• Des formations diplômantes d’Etat (BPJEPS, DEJEPS délivrés par le ministère de la jeunesse, de l’éducation populaire et des sports, DUT, Master PSAIT  diplômes universitaires)

• Diversifications des profils de poste en catégorie B

• Le respect des statuts et des missions relevant de notre profession

Un constat s’impose : la réforme des rythmes scolaires corrobore notre clairvoyance. Depuis la création de la filière territoriale d’animation, nous n’avons jamais cessé d’en affirmer la nécessité de professionnalisation à la Ville de Paris.

Au regard des textes de la réforme, la notion d’équipe éducative, dont le sens continue à échapper à notre municipalité, est primordiale. Ils précisent que les activités péri et extrascolaires doivent être pensées en articulation avec le Projet d’école et le Projet éducatif territoriale. Cela relève à l’évidence d’une démarche partenariale « dans un souci de cohérence, de qualité et de continuité » avec pour objectifs de :

• « Renforcer la curiosité intellectuelle des enfants »,

• « Accroître leur désir d’apprendre »,

afin « de contribuer à mettre en place des conditions d’une réussite scolaire. »

Nous sommes au service des enfants avec des préoccupations éducatives et culturelles. De notre métier et de nos missions, la Ville de Paris n’a qu’une vision et une gestion administratives. Pour s’en convaincre, on peut rappeler la teneur actuelle des négociations entreprises par la Dasco. Elle tente de noyer les difficultés rencontrées sur le terrain, inhérentes à sa politique, dans des spéculations administratives, telle que la « cartographie », qui ne résolvent rien dans l’essentiel.

Si nous voulons vraiment un changement profond d’orientation, respectant les enjeux qui découlent de l’application de cette réforme,  il nous faudra mener une lutte intensive.

La lutte que la CGT Animateurs a enclenchée, sur une base unitaire des deux organisations syndicales représentatives, le  12 novembre 2013, a permis d’amorcer une consolidation du métier (titularisations importantes, contractualisations, amélioration du régime indemnitaire…). Notre ténacité à refuser le grade fonctionnel C+ a permis l’accession de la catégorie B pour les responsables éducatifs ville.

Mais aujourd’hui, le dialogue social est réduit à sa portion congrue : la présence des organisations syndicales pour avis ni plus ni moins. Si nous voulons renforcer la filière, il est impératif de poursuivre la lutte avec l’ensemble des personnels pour l’obtention d’un plan de formation solide, en adéquation avec les objectifs définis dans les textes de la réforme.

La notion d’équipe éducative implique une égalité statutaire et exige un partenariat direct fondé sur une connaissance approfondie des pédagogies à conduire auprès des enfants dans le but d’atteindre ces objectifs.

La qualité du service public d’animation n’en sera que meilleure et les enjeux de la réforme ne resteront pas lettre morte. La Ville de Paris a vidé de toute substance notre métier en accordant à la fonction administrative une place prépondérante au détriment d’une dynamique éducative fondamentale.

La Ville de Paris n’attribue que très peu d’importance à tous ceux qui ont pour tâche d’exercer sur le terrain des missions éducatives auprès des enfants.

L’animation est partie prenante dans la réussite scolaire et doit être prise au sérieux par notre employeur. Actuellement, la Ville de Paris ne s’y penche même pas. Dans toutes les négociations entreprises avec la Dasco, nous sommes soumis à ne réfléchir que dans le cadre de situations paradoxales qui noient l’essentiel et nous poussent à endosser les habits de la cogestion. Cette politique oublie les enfants, centre de notre métier et centre des préoccupations de l’animateur (trice). L’enfant ne doit pas faire les frais d’une logique marchande. 

Nos revendications répondent aux enjeux de la réforme. Elles s’articulent autour d’une véritable professionnalisation cohérente au service des enfants :

  • Création de postes budgétaires supplémentaires à l’échelle 4 par voie de concours
  • Contractualisation à temps plein englobant 100% des services péri et extrascolaires. Non aux contrats qui ne font qu’entériner la précarisation (25, 36 et 50 %). Nous nous interrogeons toujours sur la cohérence  qu’il y a à engager des personnels sur des temps parcellarisés à l’extrême lorsqu’on prône la qualité du service public. Une conséquence de cette logique de recrutement : c’est la fuite d’« éléments » prometteurs qui ne peuvent se satisfaire de ces propositions d’embauche qui ne permettent aucun investissement réel dans le métier quand on possède une certaine déontologie du métier.
  • Un plan de formation ambitieux permettant aux agents de s’engager dans les formations adéquates, visant la totalité des diplômes professionnels.
  •  Un Responsable Educatif Ville par école. Les DPA doivent pouvoir accéder à la catégorie B par voie de concours (examens professionnels) et la création dans la catégorie B de cadres d’emplois autres que celui de REV, pour une évolution de carrière qui ne doit pas se confondre avec un simple déroulement de carrière.
  • Des primes et des indemnités de fonction revalorisées
  • Des taux d’encadrement suffisant. Non à leur assouplissement prévu.

Depuis la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, on ne peut que constater une dégradation des conditions de travail, un manque de clarté sur leurs missions au regard des enjeux de la réforme dans le cadre d’un partenariat avec l’Education Nationale et l’absence d’une intégration au sein d’une véritable équipe éducative.

Alors que la Ville devrait avoir le devoir de professionnaliser un corps de métier pour répondre au déficit scolaire qu’elle constate elle-même, elle s’emploie à accroître le dispositif de précarisation en ne proposant aujourd’hui que des contrats à 50% maximum, semblerait vouloir étendre le  taux d’encadrement en vigueur sur les ateliers ARE à tous les moments du péri et extra-scolaire.

En outre, on constate une augmentation de la charge de travail administratif chez les encadrants, sur le terrain, passant à la trappe la dimension pédagogique de leurs missions auprès des animateurs et des enfants.

Son refus de reconnaître au sein du plan de formation de la Dasco les diplômes professionnels d’Etat délivrés par le ministère de la jeunesse, de l’éducation populaire et des sports ou ceux délivrés par le ministère de l’Education Nationale.

Pourtant, l’articulation entre le projet pédagogique des animateurs, le projet d’école des enseignants et le projet éducatif territorial suppose de s’engager dans des évolutions radicales permettant une assise qualitative et professionnelle durable du métier de l’animation.

La Ville de paris ne s’assigne aucun objectif lui permettant de construire une véritable profession en termes de contenus pédagogiques, de statuts, de logistique. Il n’y a qu’à ce titre que nous pourrions crédibiliser et légitimer auprès de nos partenaires directs notre appartenance à une équipe éducative. 

Concernant l’animation, les politiques de la Ville de Paris sont à des lieux de satisfaire l’ambition affichée de la réforme, celle de « vouloir inscrire l’enfant dans une temporalité de travail plus harmonieuse ».

Nous l’avons déjà exprimé, les politiques de la Ville ne font que cloisonner les différents partenaires et les isole. En refusant de se questionner sur le sens à donner aux différents apprentissages  délivrés aux enfants, l’institution ne fait que transformer les ateliers ARE en simple temps de garderie ne s’inscrivant pas dans une vision éducative commune.  C’est affligeant et si insignifiant.

Toute avancée est un combat d’autant plus dur que l’institution reste sourde aux exigences des professionnels de terrain qui ont acquis une expérience et savent de quoi ils parlent.

Il nous faut imposer notre propre idéal de l’animation et vaincre les obstacles que la collectivité ne cesse de semer sous les prétextes de faire des économies ou de marge de manœuvre réduite alors qu’elle ne fait que des profits à notre détriment. On ne peut rien faire de plus sot que de se plaindre.

L’institution se manifeste dans toute sa puissance administrative. Les animateurs doivent  manifester leur toute puissance éducative et pédagogique et ce pour quoi ils sont formés : des médiateurs de l’acte éducatif qui repose « sur un système de principes et de valeurs qui fondent habituellement ce que l’on nomme le « vivre ensemble ». En nous livrant de belles pages, la Ville ne fait qu’embellir la faiblesse de sa volonté à construire un métier et passe son temps à se déresponsabiliser. Sur le terrain la réalité est toute autre.

La CGT Animateurs se refuse d’être la dupe continuelle de politiques affligeantes, ne serait-ce que pour la dignité du métier, au regard, d’une part, de l’ampleur du travail à accomplir pour relever le métier et, d’autre part, de  l’inutilité des négociations.

«[Le] regard initial [de l’enfant] sur l’humanité qui en fait l’otage de la communauté adulte, est aussi ce qui manifeste à cette dernière le manque d’humanité dont elle souffre, et ce qui l’appelle à devenir plus humaine.» Jean-François Lyotard

C’est pourquoi, le Syndicat CGT Animateurs vous invite à participer à une assemblée générale de rentrée ouverte à tous les agents pour décider de s’associer à une grève unitaire des Syndicats CGT SPP (Service Public Parisien) le 5 octobre 2015.

Cette Assemblée Générale se fera sur les heures d’information syndicale (1 heure par mois cumulable sur 3 mois). Vous êtes donc couverts pour votre absence durant l’interclasse.

 

ASSEMBLEE GENERALE
LE LUNDI 21 SEPTEMBRE 2015
DE 9 H A 12 H
SALLE GRANDE CROIZAT
BOURSE DU TRAVAIL - 3, RUE DU CHATEAU D’EAU
75010 PARIS

 

La Ville a les moyens de satisfaire nos revendications.

Rien ne doit nous freiner.

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

 

Mis en ligne le 2 septembre 2015  |  Dernière mise a jour 2 septembre 2015