COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE DU 20 NOVEMBRE 2015

COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE  DU 20 NOVEMBRE 2015

COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE

DU 20 NOVEMBRE 2015

AVEC LA DIRECTRICE DES AFFAIRES SCOLAIRES

Nos trois syndicats, CGT Animateurs, SUPAP-FSU et FO, ont été reçu vendredi 20 novembre de 15h à 16h30. Etaient présents à cette audience :

-Mme Darpheuille, Directrice de la D.A.S.C.O.

-Mme Foucart, Sous Directrice de l’Administration Générale, remplaçante d’Etienne Duvivier

-Mme Gaubout-Deschamps, Chargée de la Sous-Direction de l’Action Educative et Périscolaire, remplaçante de Roselyne Martel

-Mr Bailly, responsable du Bureau de Gestion des Personnels, remplaçant de Fanny Azema

Pour résumer la situation : rien ne bougera sans une action massive des personnels.

Mme Darpheuille est dans une vision idyllique où tout fonctionnerait à merveille, nécessitant çà et là quelques aménagements mineurs !!! Notre analyse est diamétralement opposée, la situation actuelle n’est pas satisfaisante et exige rapidement des évolutions importantes.

Dans le détail, voici les réponses de l’administration à nos revendications :

• L’audience a débuté par un long échange sur la situation des DPA et les conséquences de la mise en œuvre de la cartographie. Nous avons d’une part rappelé la légitimité de notre demande de catégorie B pour les DPA, pour mise en adéquation du statut aux missions confiées, d’autre part évoqué les conséquences désastreuses de la cartographie, aussi bien sur le plan humain que pour la qualité et la continuité du service public. Nous avons également signalé l’urgence à prendre des mesures transitoires : revalorisation immédiate de la rémunération des DPA et mise en place d’un RPA par école pour soulager les DPA. Nous avons demandé que soit ouvert un examen professionnel dans l’objectif de répondre à notre revendication d’un REV par point d’accueil.

Réponse de la directrice : rien n’est décidé, ni pour une revalorisation des primes, ni pour un C+ (dont nous ne voulons pas), ni pour du B, ni pour l’annulation de la cartographie. La Directrice s’est engagée à organiser une négociation des organisations syndicales avec la DRH sur ces questions. C’est donc toujours le statu quo sur ce sujet brulant.

L’administration, sans se préoccuper du facteur humain, répond à ses seuls besoins comptables, loin de répondre au souci qualitatif de notre travail et aux objectifs affichés de la réforme des rythmes scolaires. C’est toujours le même déni que porte notre administration sur le métier et la filière d’animation qu’elle a amorcée sans pour autant la consolider.

• Sur les contrats précaires à 24, 37, 50%, il a été rappelé que ces animateurs, vivant sous le seuil de pauvreté, avaient souvent accepté ces conditions indignes, les Circonscriptions leur assurant qu’il n’y aurait quasiment plus de vacataires à la rentrée. De plus, Mme Darpheuille a annoncé que les contrats à 50% ne seraient pas proposés à la prochaine rentrée. Drôle de plan de dé-précarisation où des agents vacataires sur tous les temps gagnant plus de 1000 euros/mois se voient contraints d’accepter des contrats à 300, 500 ou 700 euros/mois ! Nous avons réitéré notre demande d’augmentation de temps de travail à hauteur d’un 70% pour ceux qui le souhaitent.

Réponse de l’administration : Mme Foucart a pris note de ces propositions de transformations de contrats, semblant trouver notre demande logique, mais sans aucune garantie d’application dans le futur.

• Concernant les revendications de formations diplômantes pour tous et d’application du taux périscolaire non dérogatoire pour l’ARE (1/10 Mater, 1/14 Elem), nous avons rappelé que ce sont les seuls leviers permettant une amélioration sensible de la qualité de ces services. C’est pour nous le seul moyen d’obtenir une véritable reconnaissance professionnelle vis-à-vis de nos partenaires et constituer une réelle équipe éducative.

Réponse de la directrice : des modules de formation internes seront proposés, mais pas de formations diplômantes. Sur les taux, rien ne bougera là non plus dans un avenir proche. Au moins c’est clair !

• Sur les demandes de revalorisation des rémunérations, nous avons particulièrement mis l’accent sur deux propositions. D’une part l’augmentation sensible de la prime dérisoire attribuée aux animateurs-lecture (alignement sur prime + NBI des RPA), d’autre part la revalorisation conséquente de la vacation ARE à hauteur de celle de l’étude surveillée (19 euros net), le temps de l’ARE (animation structurée par un projet) ne pouvant selon nos organisations être moins rémunéré qu’un temps de surveillance ! Nous avons fait remarquer que de nombreux animateurs exercent sur leur temps libre pour préparer leurs différents ateliers (13h30 à 15h, voire plus). Ce temps de préparation est à différencier du temps d’installation et doit être rémunéré. En outre, nous avons réclamé une valorisation de l’IAT2.

Réponse de la directrice : Mme Darpheuille reconnait la qualité du dispositif Paris-lecture et l’investissement des animateurs lecture sans pour autant donner un quelconque gage d’une évolution de leur prime ! Quant à la vacation ARE, la Directrice a tenté de justifier la différence de rémunération par un : « mais il faut un BAC +2 pour encadrer l’étude, je crois ». Et bien non Madame, bien tenté, le BAC suffit et n’est d’ailleurs pas contrôlé. Petite pirouette symptomatique pour ne pas répondre sur le fond.

• Concernant les enfants porteurs de handicap (PPS), nous avons informé la Directrice des conditions d’accueil déplorables dues au nombre de postes ouverts (1 poste pour 5 enfants, voire pire parfois) pour des enfants aux handicaps très différents et à une formation indigente des personnels. Nous avons signalé les graves conséquences de ces pratiques : soit un regroupement de tous les enfants PPS dans la même activité (ce qui fait froid dans le dos), soit un respect du choix de l’enfant avec répartition dans divers ateliers et donc pas d’adultes supplémentaires pour les encadrer.

Réponse de la directrice : prend ce sujet au sérieux. Est étonnée du faible nombre de postes ouverts alors que 600 postes supplémentaires auraient pu l’être ! Reconnait un problème à demander à des animateurs sans formation de prodiguer des soins relevant de compétences d’infirmiers.

• Sur l’hygiène des enfants en maternelle, nous avons rappelé l’absence de solution satisfaisante après plus de 2 ans de mise en place de l’ARE. Pire, après une proposition honteuse au Comité Technique fin juin, refusée par l’ensemble des O.S. de l’animation (intégration des ASEM comme Animatrice-Dame Pipi lors des vacances scolaires), l’administration s’était engagée à revenir avec une nouvelle proposition à la rentrée. Nous avons juste signalé à la Directrice que nous étions déjà le 20 novembre et que nous ne voyions rien venir !

Réponse de la directrice : ce n’est pas satisfaisant, une autre proposition nous sera faite (quand ?) Un jour viendra !!! Mme Darpheuille nous a confirmé que les postes d’AREM, désormais dénommés ATEC,  seraient maintenus à la rentrée 2016/2017.

Le bon fonctionnement de notre service public, le bien-être des enfants, l’amélioration de nos conditions de travail et de rémunérations, dépendent de la prise en compte de toutes nos revendications :

  • 1 REV par école en catégorie B : intégration des DPA au corps des REV sous réserve de réussite à un examen professionnel validant les compétences acquises, augmentation conséquente de la prime pour les DPA
  • Annulation de la cartographie des écoles et maintien des agents sur leurs écoles actuelles
  • 1 RPA par école
  •  Une prime de 100 euros pour les animateurs lecture BCD/EPL
  • Des formations diplômantes pour tous : DEJEPS pour les REV, BPJEPS pour les adjoints d'animation
  • Une revalorisation conséquente des primes IAT pour les adjoints d’animation
  • Des contrats décents à 70% (ou plus) au lieu des contrats indignes à 25, 37 et 50%
  • Des CDI pour les agents ayant 6 ans d’ancienneté
  •  La vacation ARE équivalente à celle de l’étude surveillée : 19 euros net/heure
  • Passage aux taux d’encadrements non dérogatoires pour l'ARE : 1/14 en élémentaire, 1/10 en     maternelle
  • Ouvertures de postes supplémentaires pour les enfants PPS et PAI, adaptées aux situations vécues, et formation solide des personnels encadrant ces enfants
  • Une solution pérenne pour l’hygiène des enfants en maternelle sur l’ensemble des services
  • Création de postes budgétaires de titulaires supplémentaires et aide à la préparation des concours

 

LA DASCO NE FERA RIEN SI NOUS N’AGISSONS PAS.
UNE ACTION MASSIVE DES PERSONNELS S’IMPOSE.
DEFENDONS NOTRE METIER !!!

 

La CGT Animateurs, le SUPAP-FSU et F.O.
vous donnent rendez-vous pour une assemblée générale
le jeudi 21 janvier 2016
à la Bourse du travail, 3 rue du Château-d ’Eau,
Salle Eugène Varlin de 14h à 16h.
Nous définirons ensemble les modalités d’une action commune de nos syndicats.

 

Grève ou tout autre moyen d’Action
Mobilisons-nous pour la satisfaction de
toutes nos revendications !

 

Mis en ligne le 3 décembre 2015  |  Dernière mise a jour 3 décembre 2015