LE TRAVAIL NE DOIT PAS NUIRE A NOTRE SANTE

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La croissance régulière du nombre d’enfants sur le péri et extrascolaire ne se relâche pas. Avec la mise en place de l’ARE et en l’absence d’une véritable filière d’animation fondée sur des formations diplômante d’Etat, les conditions de travail se sont aggravées :

  • Le mode et la logique de recrutement sont inadaptés
  • La précarité reste constante. Il n’y a pas de perspective d’évolution de carrière pour beaucoup en l’absence de formations diplômantes
  • La rotation importante (Turn-over) engendre des dysfonctionnements de tous types au sein des équipes d’animation.

A cela s’ajoute des infrastructures d’accueil qui n’ont jamais été adaptées aux enfants.

  • Les anciens travaux d’insonorisation sont totalement inefficaces d’où un bruit excessif dépassant souvent les normes autorisées
  • Les locaux sont exigus
  • Le mobilier est non ergonomique
  • Il n’existe pas de salles dédiées à l’animation
  • Les encadrants ne possèdent pas tous d’espace pour leurs bureaux

En outre, avec la dégradation constante de leurs conditions de travail, les personnels d’animation subissent :

  • Des charges de travail intensives
  • Des dérives administratives accrues pour les RPA, DPA et les REV
  • Des pressions hiérarchiques et chantages de toutes sortes
  • Des transferts et regroupements de centres durant les vacances scolaires
  • Des conflits divers dans lesquels l’administration a tendance à fuir ses responsabilités

A cause des déplorables conditions de travail, le « stress » s’installe dans la durée et nous expose à l’irritabilité, la fatigue chronique et nerveuse, l’anxiété, la dépression, les risques cardio-vasculaires…etc. Sans parler des symptômes tels que les sifflements d’oreille, les bourdonnements permanents (acouphènes), les baisses d’acuité auditive, entraînant parfois des vertiges, qui détériorent le système auditif. Le bruit devient nocif à partir de 80 décibels et ce seuil est largement dépassé dans de nombreuses écoles.

La pénibilité dans l’animation, c’est aussi :

  • Une station debout permanente
  • Un intense fléchissement des genoux
  • Des problèmes musculo-squelettiques (Dos, épaules, bassin)

Les moyens, mis en place par la Ville, restent toujours insuffisants, voire inexistants, pour une reconversion et les aménagements de postes, pour les agents, ne sont pas considérés comme une priorité. Pourtant, la loi définit une obligation générale de sécurité qui incombe à l’employeur. Les articles L 4121-1, L 4121-2, L 4121-3 et L 4121-4 du code du travail imposent à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, une évaluation des risques et de prendre en compte nos demandes régulières.

C’est pourquoi nous revendiquons, entre autres, l’APS annuelle de 500 euros pour tous (contractuels, titulaires et vacataires) et préconisons principalement une reconnaissance de la pénibilité de notre métier avec la possibilité d’un départ à la retraite dès 55 ans à taux plein.

Agissons pour que notre employeur soit le garant de notre santé au travail.

Vos élu(e)s au CHSCT de notre syndicat (Comité d’hygiène et de sécurité, conditions de travail) sont à l’initiative des interventions auprès de l’administration (pour le bruit, les locaux parfois très dégradés, les soins aux enfants qui relèvent du domaine médical…) et resteront très vigilants sur le suivi de tous ces dossiers dont l’administration ne veut pas prendre en considération.

NOTRE SANTE AU TRAVAIL EST VITALE,
AGISSEZ AVEC LA CGT ANIMATEURS
AVEC VOUS, TOUT SERA POSSIBLE

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Mis en ligne le 16 décembre 2015  |  Dernière mise a jour 16 décembre 2015