Quelques avancées mais les mesures annoncées par la Ville restent ...

logo cgt animateurs

Quelques avancées mais les mesures annoncées

par la Ville restent très insuffisantes

pour l’ensemble des personnels d’animation

Le mouvement de grève des mardi 9 et vendredi 12 février 2016, lancé par l’intersyndicale CGT Animateurs, SUPAP-FSU et FO, relayé par l’UNSA-Animation le vendredi, a été massivement suivi. Nous regrettons néanmoins l’absence de cette dernière organisation syndicale lors du rassemblement devant la Dasco le Vendredi 12 février.

A cette occasion plus de 150 personnes ont montré leur détermination à défendre la plateforme revendicative de l’intersyndicale qui répond globalement à un renforcement de la filière d’animation.

A l’issue de la réunion du jeudi 11 février avec la Dasco, la DRH centrale et les syndicats représentatifs, nous nous félicitons du rejet du grade fonctionnel C+ par l’administration. Elle est obligée de se conformer à la loi. Cela a toujours été notre position tout au long des discussions dans le cadre de l’ARE.

Pour ces raisons, l’administration s’est prononcée pour la voie de concours ouverte à l’externe et à l’interne pour l’accession à la catégorie B des DPA. Elle ne reviendra pas sur cette décision.

La CGT n’a jamais été opposée aux concours ni même à l’examen professionnel, réservé exclusivement à l’interne.

A l’issue de la réunion du mercredi 17 février 2016, relative aux modalités de la mise en œuvre de la proposition d’un REV par école, la CGT Animateurs a adopté un point de vue réaliste. Nous sommes intervenus pour mettre en avant les points de vue suivants. Pour la CGT, l’objectif revendicatif était d’obtenir un REV de catégorie B par centre. Nous avons toujours refusé le principe de rupture d’égalité proposé un temps par la Dasco. Il visait via une cartographie douteuse, à reconnaître l’existence de deux fonctions aux missions similaires avec des statuts différents.

La CGT est favorable à l’idée du concours. Nous avons posé les conditions qui nous semblent nécessaires à la mise en place des concours :

1.  L’Administration propose la mise en place d’un REV par école sur cinq ans, c’est trop long !

2.  La CGT a demandé que les postes ouverts au concours soient répartis comme suit : 2/3 en interne et 1/3 à l’externe (application de la loi avec les deux versants). Mme Darpheuille a répondu favorablement à notre proposition.

3.  La CGT a réclamé de solides formations, dispensées au niveau central et non par CASPE, pour la préparation à ces concours. Mme Darpheuille a été intéressée par cette nouvelle proposition.

Sur le même sujet, en annexe, nous avons formulé l’ouverture de la catégorie B à d’autres fonctions (Animateurs centre-ressource, responsable d’Espace-lecture…) de manière à ce que tous bénéficient d’une évolution de carrière sans être obligés d’endosser les fonctions de REV, RAE adjoint ou Action-Collégiens.

Nous avons également appuyé le fait que les missions dévolues aux REV subissaient une dérive administrative au détriment des missions pédagogiques. Enfin, nous avons rappelé qu’à l’issue de la grève, la CGT continue de revendiquer une hausse de l’indemnité BCD/EPL, une hausse de l’IAT 2 et une amélioration consistante des contrats. Pour la Ville, ce ne sont pas des priorités.

La réponse de la Dasco sur l’ensemble du dossier ci-dessus présenté :

1.  Mme Darpheuille a laissé entendre qu’elle pourrait baisser de 5 à 4 ans le délai sur le dossier d’un REV par école. C’est encore trop long !

2.  Il y a 255 postes de DPA sur l’ensemble de la Ville. Sur cette période, il y aura 182 postes par concours et suivant la règle du B2/5 (2 nominations aux choix pour cinq postes aux concours), 73 nominations aux choix. Celles-ci seront réservées aux DPA. La Dasco a retenu une proportion de 60% à l’interne et 40% à l’externe suite à notre intervention.

3.  La Dasco s’engage à maintenir les DPA lauréats du concours sur leur école et n’exclut pas d’augmenter leur indemnité. Par contre elle refuse de leur créer un statut transitoire à 35h.

4.  Sur le problème spécifique des GEV (Groupe Educatif Ville), les « gros centres » où la charge de travail est très lourde, la Ville ne fait pas de propositions urgentes, alors que la situation devient préoccupante en termes de conditions de travail.

5.  Les animateurs les plus précaires n’ont pas été totalement oubliés. En effet, la Dasco s’est engagé à revoir l’évolution des quotités de contrats supérieurs à 50 %. La Dasco est en attente d’arbitrage. La Directrice des affaires scolaires doit nous répondre rapidement.

6.  La CGT Animateurs a rappelé qu’elle était toujours attachée aux formations diplômantes d’Etat (BPJEPS, DEJEPS, DUT, etc.) pour donner plus de cohérence face à l’équipe éducative. Actuellement, la Ville de Paris désire rencontrer les organisations syndicales en vue de négociations sur six points imposés :

  • Le change des enfants (A ce propos, la CGT est intervenue pour l’obtention d’heures supplémentaires pour les AREM sur l’ensemble des services).
  • La quotité des contrats.
  • Le règlement de service commun à tous les moments du périscolaire.
  • Les temps communs d’échanges avec l’équipe enseignante.
  • La nomination d’un responsable unique par école.
  • Le barème de surface de nettoiement, dossier concernant les ATE et ASEM.

Bien entendu, notre syndicat participera aux différentes audiences, et nos propositions iront toujours dans les sens du renforcement de la filière.

Néanmoins, il faut savoir qu’une fois de plus, l’agenda social voulu par l’administration reste une manière de gagner du temps sous prétexte de rigueur budgétaire.

La CGT est consciente que l’aboutissement de toutes nos revendications reposera sur des luttes futures dont les modalités seront à définir avec vous. Ces luttes seront toujours précédées d’un désir d’unité syndicale indispensable pour une réelle victoire.

Préparons-nous à d’autres luttes

Nous vous remercions de votre solidarité

Restons dans l’esprit combatif

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

Mis en ligne le 29 février 2016  |  Dernière mise a jour 3 mars 2016