Réforme des rythmes scolaires.

Réforme.

 

La CGT animateurs

 

réaffirme son positionnement.

 

 

La réforme des rythmes éducatifs, voulue par le ministre de l’Education  Nationale et François Hollande, nous concerne directement.

A la CGT, dès le mois de mai 2012, nous avions signifié que nous n’étions pas demandeurs de transformations mais néanmoins disponibles à la négociation en raison de l’impact de cette réforme sur le service public d’animation, et cela dans l’intérêt du bien être des enfants et des équipes.

Début février 2013, les contours de la réforme et son application à Paris sont encore incertains (pause méridienne rallongée, raccourcie ou conservée ? Sortie à 15 h 45, 16h15 ou 16 h 30 ? Mercredi ou samedi, école jusqu’à 11 h 30 ? Le mercredi, cantine après l’école à 11h30 ou Centre de Loisirs directement).

La Ville de Paris veut se lancer dans des consultations diverses jusqu’a la mi-mars 2013, et souhaite une application de la réforme en septembre 2013 ! Face aux hésitations interminables de notre employeur, les changements des rythmes éducatifs inquiètent les personnels et préoccupent notre organisation syndicale.

L’immobilisme du service public d’animation depuis plus de 20 ans pèse lourd. Notre syndicat l’a toujours dénoncé :

  •  L’absence de filière d’animation.
  • La confiscation de l’évolution de carrière des animateurs.
  • La non reconnaissance des diplômes professionnels d’Etat.
  • La précarité, et parfois des embauches aléatoires non suivies de formation.

De ce fait, quels que soient les arbitrages rendus, notre syndicat CGT pense qu’il serait raisonnable et sérieux de repousser à septembre 2014 l’application de cette réforme.

Nous ne voulons pas être acculés à une marche forcée pour une mise en place de choix précipités qui pénaliserait gravement les enfants et détériorerait les conditions de travail des animateurs. Dans ces circonstances, peut-on encore  parler de « refondation de l’école » ?
A Paris, la CGT animateurs constate que dans le mouvement social, certains syndicats enseignants expriment davantage un dénigrement du travail des animateurs au lieu d’une expression syndicale de refus de telle ou telle proposition municipale ou gouvernementale.
Les animateurs ne doivent pas devenir les boucs émissaires désignés de l’échec de cette réforme.

Quoi qu’il en soit, septembre 2013 ou septembre 2014, la CGT revendique tous les moyens humains, matériels et financiers nécessaires, afin de proposer un service public de qualité.

Notre syndicat a rencontré Mme Colombe Brossel, Adjointe au Maire chargée de la vie Scolaire, la Directrice des Affaires Scolaires et différents autres interlocuteurs (Elus au Conseil de Paris, DRH centrale, Secrétariat Général…)
et revendiqué :

  • Une création de la Catégorie B de terrain ou passeraient les Directeurs de Centre de Loisirs sur la base d’un « 35 heures ». Leurs missions engloberaient notamment la gestion pédagogique et organisationnelle du périscolaire. La CGT n’a jamais accepté la création d’un emploi fonctionnel (C+).
  • En finir avec la logique de vacation et assurer une meilleure stabilisation des équipes en proposant des centaines de postes supplémentaires de titulaires et non titulaires (contrats) à temps complet.
  • Des formations professionnelles (BPJEPS, DEJEPS, BAPAAT et les formations universitaires) mais aussi des formations spécialisées ainsi que des mises à niveau, des préparations aux concours.
  • Des revalorisations salariales importantes pour tous : primes d’assiduité et hausse des indemnités.
  • Une réduction des normes d’encadrement sur le service périscolaire (midi et soir) s’alignant sur les normes d’encadrement préconisées nationalement.
  • Statut renforcé des animateurs d’Espace lecture.
  • De véritables préinscriptions en centres de  loisirs.
  • Des aménagements des espaces et des locaux.
  • Des budgets disponibles dans chaque école spécifiques aux ateliers culturels sportifs ou artistiques et à disposition des équipes.

Dans le contexte de la Réforme des Rythmes Educatifs et de la loi Nationale de dé précarisation, nous appelons les vacataires à se faire entendre et participer à l’Assemblée Générale organisée par la CGT le vendredi 22 février 2013 à 14H. Lieu : Jean Jaurès (Bourse du travail). Nous revendiquons des contrats, des formations, des postes au concours.

Les arbitrages municipaux seront rendus publics à la mi-Mars. La CGT animateurs organisera une Assemblée Générale le mardi 26 Mars à 14h00 (Bourse du travail, salle Croizat) pour faire le point sur ce dossier.

Si la Ville ne nous propose rien de satisfaisant, nous appellerons les Animateurs à se mobiliser tous ensemble.
Dans le flou et l’incertitude, nous pensons qu’une grève spécifique des Animateurs est prématurée.
Nous avons des revendications, des demandes et des questionnements face aux évolutions du périscolaire et de l’extra-scolaire.
Nous affirmons encore et toujours notre vision professionnelle du métier.

Notre organisation est la seule à élaborer des propositions revendicatives constructives dans le cadre de la réforme des Rythmes Educatifs.
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La CGT veut concilier les intérêts professionnels des personnels municipaux, avec une articulation cohérente et harmonieuse des temps scolaires, péri scolaires et extra scolaires au seul bénéfice de l’enfant.

 

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

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Mis en ligne le 7 février 2013  |  Dernière mise a jour 10 avril 2013