Réforme des rythmes scolaires

Réunion d’information CGT Animateurs.

 

Le Maire de Paris a rencontré les organisations syndicales 

de la ville de Paris sur la Réforme des Rythmes Educatifs.

 

 

 

La CGT a fait part de sa préoccupation de constater qu’en réunion publique, certains intervenants expriment un dénigrement et un mépris à l’égard des animateurs. Le périscolaire est sans doute défaillant, mais ce n’est pas aux animateurs d’en assumer la responsabilité mais à la Ville de Paris.

Nous lui avons demandé de s’engager dans un apaisement des conflits existants car il n’y aura pas de réussite éducative des enfants au sein de l’école sans un climat de sérénité.

La CGT ne veut pas se prononcer sur les différents schémas (mercredi ou samedi, différentes hypothèses en semaine discuté au sein des écoles et en réunion publique) : nous ne formulons aucun choix, nous ne voulons pas être instrumentalisé, ni ne souhaitons être en conflit avec les enseignants. L’intérêt de l’enfant est-il encore vraiment au cœur des débats et guidera-t-il le choix des arbitrages ?

Pour notre syndicat, il faut des engagements de la ville pour la création d’une véritable filière animation. Nous avons donc porté ces revendications :

  • Sortir de la logique de vacation en proposant systématiquement des contrats aux animateurs pour stabiliser les équipes.
  • Ouvrir la catégorie B aux Directeurs de centre sur la base des 35 heures et leur attribuer dans l’avenir la gestion du périscolaire dans ses dimensions pédagogiques et financières. La double tutelle des Directeurs d’Ecole et de la Circonscription est source de beaucoup de problèmes.
  • Ouvrir la catégorie A à l’Action Educative et redéfinir son périmètre. Nous constatons qu’il y a une gestion toujours plus administrative au détriment des pôles pédagogiques et formation, qu’il faut renforcer. Une meilleure coordination des équipes s’avère nécessaire. Il faut replacer l’enfant au cœur des projets.
  • Développer la formation et reconnaître les diplômes nationaux. Nous constatons qu’elle n’est pas à la hauteur des enjeux de cette réforme.  Ce n’est pas avec la bonne volonté supposée des animateurs qu’on répondra aux objectifs affichés « d’Ateliers coordonnés et spécifiques dans les domaines artistique, culturel ou sportif », et cela dans chaque école.

Pour la CGT Animateurs, il faut un report de la réforme à 2014

Pour réussir la réforme, de nombreuses questions se posent :

  • Combien faudra- t-il d’animateurs supplémentaires selon les normes d’encadrement définis en péri et extra- scolaire ?
  • Quel sera le nombre d’enfants supplémentaires qui seront pris en charge dans le cadre de la réforme?
  • Quelle formation sera donnée aux animateurs encadrant ces activités spécifiques ?
  • Quels locaux ? Sont-ils adaptés ? Ceux disponibles dans de nombreuses écoles posent un problème matériel complexe.
  • Quels seront les budgets alloués à ces activités spécifiques ? Qui en aura la gestion ?
  • Comment articuler et faire travailler ensemble les différents acteurs de l’école et hors de l’école ?

Pour la CGT Animateurs, il est plus sérieux et raisonnable de demander un report en 2014. Ce n’est pas un refus de la réforme, mais il y a trop de confusion et de polémique. D’autre part, pour la concertation, la négociation et l’organisation il faut du temps. On ne réussira rien de cohérent dans la précipitation.​

La CGT Animateurs ne veut donc pas précipiter l’application de la réforme en septembre 2013. Le Maire et ceux qui le soutiennent sur cette rentrée 2013 porteraient une lourde responsabilité sur les conséquences d’une désorganisation supplémentaire du service.

La CGT  Animateurs tient à dire qu’elle ne cèdera pas aux pressions du Maire de Paris exprimées dans ces propos: « Si on n’y va pas en 2013, je n’aurais plus l’argent de l’Etat, je ne pourrais donc pas tout faire…», laissant par là-même entendre que les contrats et les perspectives de catégorie B seraient remises en cause en cas de report de la réforme.

Le dossier des Rythmes Educatifs a mis en évidence les défaillances du Périscolaire en terme de stabilisation des équipes, de nécessité de professionnalisation et de formation. En cas de report, n’y aurait-il plus d’enfants entre 8h30 et 18h30 sur des créneaux péri et extrascolaires ?

La CGT prendra ses responsabilités face à la Mairie avec les animateurs (trices) titulaires, contractuels (les) et vacataires. Tous Ensemble !

ANNONCES DU MAIRE DE PARIS

-Pour les animateurs : 750 contrats pour les vacataires. Auxquelles s’ajoutent  250 titularisations déjà actées dans le cadre de la loi de Mars 2012. Suppression du plafond des 910 heures pour  les vacataires.

-Création d’un corps de catégorie B pour les Directeurs de centre de loisirs (il y a beaucoup de flou sur les missions et le nombre de postes proposés)

-Le renforcement de deux agents par circonscription​.

Le dossier des «  Rythmes Educatifs » semble miraculeusement faire prendre conscience à la Ville de Paris qu’il y a beaucoup à faire !

 

La CGT attend les arbitrages de la ville de Paris.

Venez nombreux à la réunion d’information

 

MARDI 26 Mars 2013 à 14 heures

à la BOURSE du TRAVAIL

Salle : Grande CROIZAT

3, rue du Château d’Eau – Paris 10ème –  Métro : République
 

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

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Mis en ligne le 3 mars 2013  |  Dernière mise a jour 10 avril 2013