Aménagement des rythmes Educatifs : Les négociations débutent

cgt aménagement des rythmes éducatifs

 

 

Avec la CGT - Revendiquons !

 

 

Le 25 Mars 2013, par 94 voix (PS, VERTS, Radicaux) contre 69 voix (PC, UMP, Centre), le Conseil de Paris a adopté l’aménagement des rythmes éducatifs à Paris et demande son application dès la rentrée 2013.

A la CGT animateurs, nous avions rencontré le Maire de Paris et demandé un report pour la rentrée 2014.

La CGT a bien énoncé au Maire qu’il n’y avait pas de refus de la réforme dans l’absolu, mais vu la confusion, les polémiques et l’année scolaire plus qu’entamée, pour négocier et s’organiser, il nous semblait plus sérieux et raisonnable de procéder à un report de la réforme (près de 80 % des communes françaises ont opté pour le report..).

En effet, pour réussir la réforme et remplir l’objectif « d’ateliers coordonnés et spécifiques », au seul bénéfice de l’enfant, il faudrait :

-Revoir la question des normes d’encadrements et la mettre en lien avec le nombre d’enfants supplémentaires qui viendront sur les temps péri et extra-scolaires. Combien faudra-t-il d’animateurs supplémentaires et comment les recrutera-t-on ?

-Des budgets spécifiques, du matériel. Les locaux disponibles au sein des écoles posent souvent un problème complexe d’espaces et d’accueil.

-Comment articuler et faire travailler ensemble les différents acteurs de l’école et hors de l’école ?

-Les formations à mettre en place ne peuvent pas se faire efficacement pour l’ensemble du personnel concerné en quelques mois. Peu d’animateurs ont des perspectives de qualifications professionnelles.

Le Maire et les syndicats qui ont soutenu cette réforme pour la rentrée 2013 prendront-ils leurs responsabilités en cas de chaos plus ou moins bien organisé ? Si les conditions de travail et d’accueil des enfants sont rendus ingérables : la CGT animateurs sera prendre ses responsabilités.

Dès la première réunion à la DASCO, en présence du Secrétariat Général, alors qu’on nous présentait le dispositif et ses impacts sur le personnel, il fut déclaré « Ce ne sera pas un jardin à la française, tout ne sera pas prêt en Septembre, nous voulons poser les bases » ?!

La CGT animateurs se rendra aux négociations déterminé à obtenir des avancées pour les animateurs.

 

FILIERE ANIMATION

La CGT revendique depuis des années une filière animation de la catégorie C à la catégorie A. Cela nous semble indispensable pour structurer le métier. Nous l’avons martelé dans les nombreuses audiences que nous avons eues avec nos interlocuteurs (Elus, Secrétariat Général, DRH, DASCO).

Nous avons eu un écho favorable du Maire. Il faut maintenant un calendrier et des engagements clairs.    

  • Une catégorie A. Des diplômes professionnels sont validés par le Ministère des sports, de la jeunesse de l’éducation populaire et de la vie associative pour les cadres de l’animation, aussi reconnu par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (Niveau 1, 2 et 3). Le DESJEPS, le DEJEPS, le DUT Carrières Sociales option animation sociale et socioculturelle, des Licences professionnelles (dont la spécialité intervention sociale), des Masters professionnels (dont la spécialité ingénierie de l’animation territoriale).

A ce jour, pas de cadre A de l’animation à la DASCO.

  • La catégorie B pour l’ensemble des Directeurs de Centre avec des missions pédagogiques, administratives et structuration de nouvelles responsabilités dans le cadre d’un « 35 heures ». Nous avons toujours refusé l’emploi fonctionnel en C + et sommes satisfaits de constater que la ville est prête à ouvrir une vraie perspective d’évolution statutaire aux Animateurs. Il faut reconnaître et développer les diplômes professionnels de niveau IV, proposer des remises à niveaux et prévoir des dispositions rapides pour faire accéder les Directeurs en place en B. (Ainsi que certains collègues en centre de ressources  qui font de la formation, de la pédagogie ou de la Direction, sous conditions à négocier avec la ville).

La catégorie B de l’animation doit se faire sur des bases nouvelles, en homologie avec la filière territoriale. A terme, doivent se retrouver dans un corps d’emploi spécifique, les Directeurs de centre,  des animateurs de centre de loisirs centraux, centres ressources, services centraux consacrés à l’animation, l’Action collégiens (nos 42 collègues non titulaires qui exercent sur les collèges et qui obtiennent tous la catégorie B grâce à une lutte et une négociation initié par la CGT animateurs), les Educateurs des activités physiques et sportifs (ceux qui exercent dans les stades, détenteurs du BPJEPS), certains du centre d’Action Sociale qui exercent auprès des personnes âgés en clubs, résidences ou Ephad etc..  La CGT revendique une diversification des profils de postes : il faut proposer un vrai métier, un vrai parcours, de vrais choix et une émulation qui soit, au bout du compte, au seul bénéfice de l’enfant. Il devrait toujours être au centre des préoccupations de la ville de Paris.

Les Directeurs seront en première ligne à la rentrée et pas encore en B. Pour la CGT,  tous doivent obtenir une indemnité compensatrice d’un montant significatif ! Les enseignants perçoivent des avantages de la Ville, les PVP aussi : les animateurs n’ont pas vocation à passer au deuxième plan.

  • L'Echelle 4 de la catégorie C doit rester la référence statutaire. L'échelle 3 est réservée à la déprécarisation et ne saurait se substituer à l’échelle 4.

Cette année au concours, il y aura donc 120 postes (70 en interne et 50 en externe) en échelle 4. La ville a tenu compte de notre demande. Pour autant, il y a de nombreux départs en retraite et des besoins avec les nouvelles normes et les nouveaux temps éducatifs : il faut des postes au concours. A la CGT animateurs, nous serons toujours vigilants, nous n'acceptons pas qu'on traite de façon inégalitaire celles et ceux qui font vivre le service public périscolaire.

 

En finir avec la logique de vacation :

Lors de la première réunion, la DASCO nous a fait les propositions suivantes :

  • Suppression du plafond des 910 heures (c’est une confirmation) et de nouveaux contrats pour les vacataires selon les modalités suivantes :
  • Contrats à 70 % : Extra-scolaire (centre de loisirs et CLE), interclasse cantine uniquement le mercredi, Ateliers rythmes Educatifs les mardis et vendredis de 15 h 00 à 16 h 30 et études ou goûters.
  • Contrats à 50 % : Interclasse cantine la semaine sauf les mercredis ; Ateliers Rythmes Educatifs les mardis et vendredis de 15 H 00 à 16 H 30 et Etudes ou goûters.
  • Contrats à 24 % : Interclasse cantine la semaine sauf les mercredis.

La CGT animateurs a fait part de ses plus grandes réserves. L'objectif de la ville est-elle bien de proposer une embauche attractive sous forme de contrats, un sas d'entrée dans la fonction publique, puis des formations et des postes au concours?

Ou bien veut-elle faire perdurer une logique de vacation dans l'animation en déstabilisant davantage, au passage, les conditions de travail des animateurs et la qualité d'accueil des enfants sur l'interclasse? Nous sommes perplexes.

Pourquoi ne pas proposer un contrat englobant l'ensemble des services effectués par un titulaire ?

Le 70 % exclu l'interclasse 4 jours sur 5. La ville veut-elle assécher l'embauche du midi ?
On était trop nombreux à l'interclasse pour encadrer les enfants? La CGT avait plutôt fait un constat inverse.

Interpellés, nos interlocuteurs affirment que la ville ne veut plus proposer des contrats à temps « complet » car ce serait illégal (selon certaines jurisprudences).

Inciter les animateurs à rester vacataires (c'est selon la loi un emploi occasionnel et saisonnier), dès lors qu'ils veulent travailler sur l'ensemble des services périscolaire et extra-scolaire est par contre parfaitement cohérent et légal ?

La CGT animateurs va saisir la DRH centrale au plus vite et demandera à la DASCO de revoir sa copie.

Les 248 contractuels en CDI obtiendront bien leur titularisation d'ici la fin juin. La CGT a demandé une reprise de leurs années de contrats au moment de leur titularisation afin d'accélérer leurs carrières en leur permettant plus vite d'être promouvable en échelle 4. Il faut se faire entendre!

Les négociations ne font que commencer. Revendiquons un meilleur statut, un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail :

  • Une filière animation de la catégorie C à la catégorie A. L'ensemble des Directeurs de centre de loisirs en catégorie B et l'obtention d'une prime transitoire significative.
  • La prime d'assiduité mensuelle pour tous, une indemnité révisée à 90 euros pour les animateurs lecture et les RPA qui seront fortement impactés par la nouvelle réforme.

Des indemnités supplémentaires pour tous.

  • Des contrats fiables et cohérents, à 100 %, pour répondre aux besoins permanents du service.
    Non à la logique de grande précarisation du travail. Les animateurs ne sont pas une variable d'ajustement des politiques municipales. Des formations et des postes au concours.

Comme nous nous sommes engagés devant l'assemblée générale, la CGT animateurs reviendra devant vous à chaque étape. Rien ne peut se faire sans vous.•Des contrats fiables et cohérents, à 100 %, pour répondre aux besoins permanents du service.

 

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

 

 

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Mis en ligne le 12 avril 2013  |  Dernière mise a jour 15 novembre 2013