DECLARATION au MAIRE de PARIS Rencontre le 7 Juin 2013

DECLARATION au MAIRE de PARIS Rencontre le 7 Juin 2013.

Syndicat C.G.T. des ANIMATEURS de la Ville de Paris
et des Administrations Annexes

 

DECLARATION au MAIRE de PARIS
Rencontre le 7 Juin 2013

 

Monsieur le Maire,

Nous souhaitons, à l’occasion de cette rencontre, vous  faire remonter notre appréciation et nos revendications concernant le dossier de l’ARE dans le secteur de l’animation.

Notre syndicat, dès le début de l’année vous avait  demandé de sursoir à l’application de la réforme en 2013 estimant qu’il fallait laisser le temps au dialogue, à la négociation pour faire face aux défis multiples de cette réforme.

Sur le terrain, actuellement, nous constatons que beaucoup d’animateurs ressentent de la frustration, du découragement ou du stress. Tout avance à marche forcée, il y a d’énormes difficultés organisationnelles.
Que dire, par exemple, à l’équipe du 119 bolivar, A et B, dans le 19ème, qui aurait besoin de 30 animateurs sur les créneaux des ateliers éducatifs vu l’effectif des enfants présents, quand l’équipe ne serait constitué à l’heure d’aujourd’hui que de 17 agents ? Et encore, l’effectif comprend 4 instituteurs qui feraient les mardis et pas les vendredis.

Cet exemple est révélateur de ce qui se passe sur un très grand nombre d’écoles. Ce ne sont pas les associations qui vont pourvoir à tout. D’ailleurs tout est loin d’être clair dans l’articulation entre ces associations, notamment en termes de normes d’encadrement et de locaux. Certaines écoles sont mieux dotées que d’autres en salles. Les budgets pour les ateliers ne sont pas communiqués.  Ces questions sont complexes et suscitent une légitime inquiétude. Nous tenons à fortement souligner ce malaise.

Lors des premières réunions de travail, vous aviez pris l’engagement de la structuration d’une filière d’animation. Les engagements concernant la catégorie B vont dans le bon sens, même s’il faut encore clarifier le temps de travail et les missions des B de l’animation et ancrer véritablement ce nouveau corps en homologie avec la filière territoriale, sans discriminer les animateurs au regard d’autres catégorie B. Notre syndicat sera très attentif aux propositions présentées au Conseil Supérieur des Administrations Parisiennes du 25 Juin.

Une filière va du C au A. C’est un impératif si l’on veut valoriser une évolution de carrière et professionnaliser ce secteur. Nous revendiquons l’accès à la catégorie A à Paris.

Vous aviez pris des engagements concernant la dé précarisation. Nous sommes amers. Il y a une absence de motivation et de fidélisation qui sont prévisibles au regard des contrats proposés. Nous ne pensions pas que sortir de la logique de vacation signifiait pour Paris d’imposer aux animateurs  3 ans dans la vacation avant de pouvoir prétendre obtenir un contrat.

Et que ces contrats étaient du temps partiel forcé. Moins de 1000 euros par mois, contre 1200 pour les précédents contrats de l’animation, tout ça au nom d’une logique qui nous paraît contraire aux besoins de stabilité des équipes, au seul bénéfice des enfants. Il y a du travail, des agents sont motivés mais ils ne pourront exercer sur tous les temps péri et extrascolaire.  Ce n’est guère attractif, il y a de vrai risque d’assèchement des embauches à Paris et de départ sur d’autres collectivités de personnels dont nous avons besoin. Le contrat est un sas d’entrée dans le métier,  des formations et des postes au concours doivent suivre. Il faut ouvrir des perspectives professionnelles.

Vous avez loué l’engagement et le professionnalisme des permanents de l’animation à Paris. La catégorie B concerne environ 350 titulaires. Reste 1250 titulaires. Beaucoup nous disent qu’ils sont les oubliés de la réforme. On va leur demander beaucoup plus et néanmoins ils n’auront aucune revalorisation.

Nous vous demandons de les écouter, 480 d’entre eux se sont mis en grève le 22 Mai 2013, soit 25% de l’effectif. Ils demandent un geste salariale, les animateurs lecture par exemple perçoivent en indemnité 1 euro par jour. Nous vous demandons, Monsieur le Maire,  une progression de l’IAT 2 de 50 euros mensuels et une revalorisation des indemnités de fonction.

Nous vous demandons un arbitrage favorable à l’encontre des permanents de l’animation, également davantage de cohérence et d’attractivité des contrats de l’animation.
En cas de blocage ou si la situation devenait ingérable, notre syndicat prendrait, dès la rentrée, toutes ses responsabilités.

 

 

 

Mis en ligne le 10 juin 2013  |  Dernière mise a jour 10 juillet 2013