La Ville de Paris fait la sourde oreille à nos revendications

Communiqué

Syndicat C.G.T. des ANIMATEURS

de la Ville de Paris et des Administrations Annexes

 

La Ville de Paris fait la sourde oreille
à nos revendications

 

25% des animateurs (trices) étaient en grève le mercredi 22 Mai 2013 à l’appel de la CGT animateurs et FO.

480 agents étaient grévistes et de nombreux centres fermés ou perturbés. Ce demi-succès aurait pu rencontrer un plus large écho si l’unité syndicale avait prévalu. Nous rappelons que la  CGT et FO n’ont pas fait le choix de la mise en place de la réforme des rythmes éducatifs dès la rentrée de septembre 2013.

Nous laissons à ceux qui ne nous ont pas suivi la responsabilité de leur choix. Ceci étant, les syndicats CGT animateurs et FO ont été reçu par les Directeurs de cabinet de Mme Brossel et de Mme Errecart suite à notre mouvement de grève.

Nous avons donc lors de cet entretien porté les revendications des personnels d’animation qui, sur le terrain, s’investissent auprès des enfants et qui vont devoir subir une dégradation de leurs conditions de travail. D’autre part, nous voulions protester fermement contre la décision unilatérale de la Dasco de supprimer cette journée de concertation en nous imposant très tardivement une journée de centre de loisirs.

Nos syndicats ont défendu les revendications suivantes :

  •  De véritables contrats englobant 100% des services péri et extrascolaires. Des postes supplémentaires au concours
  •  Des indemnités de fonction revalorisées à 90 euros pour les BCD/EPL et les RPA.
  •  Une revalorisation de l’IAT 2 de 50 euros pour tous.

La ville de Paris veut se convaincre d’un effort considérable entrepris par la création de la  catégorie B de terrain. Nos deux syndicats se félicitent de la création d’une catégorie B. Au vu des missions qui seront confiées aux futurs responsables éducatifs de la ville (REV), il était impossible de conserver pour ce personnel une catégorie C+. Dès sa création la CGT avait rejeté en bloc ce grade fonctionnel et quitté la table des négociations.

La Ville de Paris prend prétexte de cet effort  pour rejeter toutes avancées salariales et des embauches cohérentes pour les animateurs. C’est inadmissible ! Trop d’animateurs ont été oubliés dans le cadre de cette réforme. Où sont les grandes déclarations louant le professionnalisme des animateurs, formulées par le Maire, Anne Hidalgo ou Colombe Brossel ? 

Notre employeur s’évertue à développer des contrats à temps partiel imposé. Il y a un émiettement du temps de travail qui ne permet absolument pas aux animateurs de se stabiliser. Ce mode de recrutement parcellarisé est devenu majoritaire.

Après la logique de vacation à tout va qui sévissait à la ville, c’est la logique de la contractualisation à temps partiel forcé qui prend le pas. De plus,  y a-t-il vraiment une sortie de la logique de vacation dans l’animation dès lors que trois ans d’ancienneté dans la vacation sont exigés par l’employeur avant de pouvoir bénéficier d’un contrat ?

Nous demandons des contrats équivalents à temps plein pour tous les vacataires en permanence de poste et des titularisations par voie de concours correspondant aux besoins du service publique municipal.

En l’état, la Ville de Paris continue à privilégier la précarité au sein des équipes d’animation. Elle manque énormément de cohérence dans « sa volonté affichée » de  consolider le métier.  Dans ce contexte, à qui va-t-on faire croire que des centaines d’embauches d’animateurs qualifiés sont possibles pour faire face aux nouvelles normes d’encadrement ?

Nous prenons acte de la proposition de la ville de Paris d’une négociation sur la possibilité de rattrapage et de réajustement concernant le régime indemnitaire. Nous attendons des résultats concrets.

Nous remercions les grévistes. A n’en pas douter d’autres luttes sont à venir. La CGT continuera à porter vos revendications. Restons mobilisés.

Temps partiel des animateurs

Notre syndicat a pris connaissance des premières propositions de la Dasco sur le temps partiel. Il y a du bon et du moins bon !

La CGT est satisfaite que sa proposition concernant la quotité à 90% soit retenue : désormais, les animateurs (trices), quel que soit leur fonction, pourront disposer de quatre semaines non assurées au lieu de trois.

Le 50% reste inchangé.

La quotité de 80% pose problème. C’est de loin la quotité de temps partiel la plus demandé chez les animateurs    (plus de 300 titulaires en bénéficient sur l’ensemble de Paris). Rappelons l’objectif du temps partiel : tenir compte des besoins de l’agent, notamment de sa vie familiale et personnel.

La Dasco propose une modification qui viserait à demander aux animateurs (trices) de travailler les mardis et vendredis  jusqu’à 18h30, soit deux journées bloquées totalement ! La CGT demande à la Dasco de revoir sa copie et propose, comme c’était le cas, un service de surveillance sur toute la semaine et les deux ateliers éducatifs pour compenser le mercredi matin. Nous proposons aussi, à la demande d’adhérents, une journée complète de travail le mardi ou le vendredi, les trois autres jours scolaires, un seul service (interclasse, étude ou garderie).

 

L’ANIMATION EST NOTRE METIER

 

 

 

Mis en ligne le 10 juin 2013  |  Dernière mise a jour 11 juin 2013