Assemblée Générale à la Bourse du Travail le jeudi 26 septembre 2013.

Assemblée Générale à la Bourse du Travail.

 

Rythmes Educatifs :

Nous y sommes !

 

 

 

Le Maire de Paris a choisi d’appliquer dès la rentrée 2013 la réforme des rythmes scolaires. Les différentes directions de la Ville « impactées » dans le dispositif de mise en place de l’ARE  sont sur le grill. L’organisation de cet aménagement des rythmes éducatifs s’est déroulée depuis plusieurs mois dans l’urgence avec les conséquences inévitables : stress et pression pour beaucoup.

A plusieurs reprises, notre Syndicat avait signifié son report en septembre 2014, consciente que toute réforme ne peut être menée à bien dans un délai si court.

Sur le terrain, le constat est  à l’expectative.  Les animateurs, quel que soit leur statut, sont très mécontents : aucune amélioration de leur régime indemnitaire, des contrats, peu attractifs, qui ne correspondent pas aux attentes et besoins. Ils restent les grands oubliés de cette réforme. Leur temps de travail se transforme et demande une implication plus importante. Davantage de contraintes et aucun geste salarial conséquent de la part de notre employeur.

Une grande inquiétude se propage sur le terrain. Des questions récurrentes se posent.

 

1°) Que faire sur le terrain en cas de dépassement des normes d’encadrement durant les ateliers des mardis et vendredis et les mercredis après-midi ?

Les normes annoncées par la Ville, malgré les remarques faites par le Conseil d’Etat, sont d’un animateur pour quatorze enfants en maternelle, d’un animateur pour dix-huit enfants en élémentaire durant l’ARE et les autres services. Les normes d’encadrement restent les mêmes  pour les centres de loisirs (un pour huit ou un pour douze).

L’application des normes s’appliqueront à toutes les maternelles, les classes maternelles des écoles polyvalentes et les écoles classées en CUCS/QPV (Contrat urbain de cohésion sociale/Quartier politique de la Ville). Sous prétexte d’une période de transition, les autres sites d’accueil devraient attendre plusieurs années pour le respect de l’application des normes d’encadrement.

Nous n’acceptons pas un service public parisien à deux vitesses.

En cas de dépassement de ces normes sur les temps d’ateliers, cela devient de la simple garderie. Il est impossible d’assurer un atelier dans ces conditions. Ces normes nous paraissent trop élevées pour mener à bien un atelier.

Ne cédez pas aux pressions.

 

2°) Qui changera les enfants pendant les ateliers des mardis et vendredis, le mercredi après 16h15 et les lundis, mardis, jeudis et vendredis, après 17h15 ?

Il est évident qu’il manque du personnel. Les animateurs et les agents spécialisés des écoles maternelles, en charge d’ateliers ne peuvent en aucun cas abandonner le groupe dont ils ou elles ont la charge pour les tâches  d’hygiène corporelle.

Dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs, la CGT constate avec surprise que la Ville de Paris n’identifie plus personne pour les soins corporels à donner aux enfants.  Ce serait pour la Ville aux animateurs, aux ASEM, et aux intervenants associatifs d’assurer les soins d’hygiène corporels ?
 

Nous ne sommes pas dans la filière sanitaire et sociale qui prévoit une formation spécifique. Il n’y a, à ce jour, aucun texte vous imposant d’assurer les soins corporels des enfants. Vous êtes en charge d’un groupe d’enfants sur un moment éducatif au même titre que les ASEM durant les ateliers.

C’est à la Ville de prévoir des personnels. C’est une incohérence de la part de la Ville de ne pas avoir prévu un agent déchargé d’enfants pour ces taches d’hygiène. La CGT vous déconseille fortement de pallier aux insuffisances de notre employeur. Nous conseillons aux responsables éducatifs de la Ville de mettre à l’ordre du jour du conseil d’école ce dysfonctionnement.

 

3°) Accueil des toutes petites sections (TPS, moins de trois ans) ?

Le rectorat de Paris a formé quinze enseignants chargés de classes entièrement composées de « TPS » pour l’année scolaire 2013/2014.

Dans d’autres écoles, les animateurs seront certainement amenés à prendre en charge des enfants de moins de trois ans.

Le rythme propre à celle-ci nécessite des projets spécifiques et un encadrement différent dans des lieux d’accueil appropriés.

 

4°) Les ateliers pédagogiques de la Dasco se déroulant en dehors de l’école et les intervenants extérieurs (Associations, Direction des Affaires culturelles et Direction de la Jeunesse et des sports)

Dans le cadre de l’ARE, les responsables Educatifs de la Ville doivent se coordonner avec des intervenants extérieurs à la Dasco. Ces animateurs appartiennent au milieu associatif ou aux Directions des Affaires Culturelles et de la Jeunesse et des Sports.

Certains ateliers nécessiteront un déplacement à l’extérieur (fréquentation des piscines, centres sportifs musées et bibliothèques municipales). Soyez très vigilants quant aux normes d’encadrement.

Il est de 1/14 et 1/18 dans toutes les écoles durant le temps de l’ARE. Des accompagnateurs seraient nommés par la Ville pour assurer la sécurité des enfants lors de vos déplacements.

Il nous paraît impossible de mener à bien les ateliers si ces normes ne sont pas respectées, même au sein de l’école.

Ce n’est pas avec cette supposée  bonne volonté des animateurs que l’on répondra aux objectifs affichés « d’ateliers coordonnés et spécifique dans les domaines artistique, culturel ou sportif » mais avec un véritable plan de formation à la hauteur des enjeux de l’ARE avec la reconnaissance des diplômes nationaux.

De plus, dans chaque établissement, il existe un registre d’hygiène et sécurité. Ce registre a pour objet « d’enregistrer toutes observations et suggestions relatives à la prévention des risques et à l’amélioration des conditions de travail ». Devant être placé dans la loge des gardiennes, il permet à l’ensemble des personnels de consigner par écrit tout ce qui  peut entrainer un danger pour la sécurité des enfants et la leur.

Localement, si l’aménagement des rythmes éducatifs entraine des  dysfonctionnements, il ne faut pas hésiter à utiliser ce registre.

 

5°) Le dispositif associatif

Le  Syndicat CGT Animateurs a longtemps revendiqué la filière d’animation à la Ville de Paris., ceci depuis sa création nationale en 1997. Nous nous félicitons du début d’une structuration de la catégorie B et de l’engagement de la Ville à créer une Catégorie A.

Dans ce contexte, nous nous étonnons de l’ampleur de la pénétration des associations sur les temps d’ateliers ARE. De nombreuses questions se posent. La volonté de la Ville s’inscrit-elle dans une véritable professionnalisation de l’animation ?

La CGT Animateurs a toujours insisté pour la mise en place d’un véritable plan de formation relevant de diplômes professionnels délivrés par le Ministère de la Jeunesse, de l’Education populaire et des Sports qui s’inscrivent dans la durée et assurent sa pérennisation.

Quelles garanties budgétaires pouvons-nous avoir pour le financement de ses associations ? Que peut-on penser de cette cohabitation forcée entre les animateurs et les personnels d’associations ? Comment articuler et faire travailler ensemble les différents acteurs de l’école et hors l’école alors que tous ne sont pas encore identifiés ?

 

6°) les locaux

Si les locaux sont indisponibles ou si leur accès vous est refusé, ne chercher pas le rapport de force mais signalez-le au responsable éducatif de la ville dont vous dépendez. Celui-ci transmettra au chef de circonscription ou au chef de projet. Jusqu’à ce que la situation soit résolue, n’assurez qu’une garderie dans la cour ou le préau.

Ne soyez pas les seuls à supporter les conséquences d’un aménagement hâtif qui impliquera des réajustements constants sur l’année.

 

7°) Les conflits potentiels

Dans un appel commun les syndicats parisiens des enseignants se sont prononcés pour l’abandon du projet de réforme des rythmes scolaires. L’antagonisme entre les animateurs et les enseignants, qui ne datent pas d’aujourd’hui, s’est ravivé par les propos de certains enseignants sur les compétences des animateurs à assurer les ateliers pédagogiques complémentaires des mardis et vendredis. Une polémique qui n’a pas lieu d’être s’est néanmoins installée dans les esprits.

Si des situations conflictuelles, quelles qu’elles soient,  émergent lors de l’aménagement des rythmes éducatifs entre les différents partenaires sur le terrain, ne tentez pas de les résoudre vous-mêmes. Faites appel à votre hiérarchie directe en impliquant les chefs de circonscription, les responsables de l’action éducative et les chefs de projets. C’est à eux et uniquement à eux que revient la décision finale pour la résolution des situations conflictuelles que vous rencontrerez inévitablement.

Ce n’est pas avec cette supposée  bonne volonté des animateurs que l’on répondra aux objectifs affichés « d’ateliers coordonnés et spécifique dans les domaines artistique, culturel ou sportif » mais avec un véritable plan de formation à la hauteur des enjeux de l’ARE, nous l’avons déjà dit.

 

8°) Les remontées

Faites nous remonter tous les dysfonctionnements rencontrés, les pressions exercées à votre encontre en les consignant par écrit sur notre boite postale (voir notre mail en bas de page). Ils nous seront de la plus grande utilité pour accélérer le processus d’amélioration de l’aménagement des rythmes éducatifs tant il y aura des réajustements à opérer tout au long de l’année.

  
 

Assemblée Générale
 

Bourse du Travail,
 

Salle : Grande Croizat à partir de 14 heures

(3, rue du Château d’Eau, Paris 10ème – Métro : République)

    Le jeudi 26 septembre 2013

L’ANIMATION EST NOTRE METIER
 

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Mis en ligne le 16 septembre 2013  |  Dernière mise a jour 1 octobre 2013