DOCUMENT D’ORIENTATIONS
L’évolution de la société, depuis 1945,
a modifié les formes et les contenus des activités dites
d’animation. Il nous faut aujourd’hui les redéfinir.
Au bénévolat et aux mouvements d’éducation populaire se substituent
peu à peu la professionnalisation, l’institutionnalisation et la
fonctionnalisation.
Au plan national, on assiste à la mise en place des
métiers de l’animation dans le cadre de la Fonction Publique
Territoriale.
A la Ville de Paris, dans cette même période et dans le cadre plus
restreint des centres de loisirs sans hébergement, une même tendance
se fait jour ; sans pour autant aboutir à l’instauration ni à la
reconnaissance d’un métier d’animateur.
La Ville de Paris profite en effet de son statut particulier
(dérogatoire par rapport à la Fonction Publique d’État et à la
Fonction Publique Territoriale) pour bloquer (licenciements de 1992)
ou détourner (statut administratif de 1999) les situations et les
luttes.
A aucun moment elle ne développe de projet concernant la mise en
place d’une politique globale de l’animation, dans ses
services péri, post et extra-scolaires, ni dans aucun des services
concernés.
Il en résulte pour les animateurs une situation professionnelle
très dégradée, aux statuts éclatés où la précarité domine de
façon écrasante, engendrant instabilité et déqualification.
Au-delà de ces questions se profile le problème du statut de
l’enfant à Paris à l’aube du 21ème siècle et du rôle que les
animateurs entendent désormais jouer au plan culturel, éducatif
et social, en tant que professionnels de l’animation.
La création d’un syndicat C.G.T. Animateurs à la Ville de Paris
(DASCO) correspond à cette volonté d’émergence en tant que
professionnels qualifiés qui répondent à des besoins à la fois
généraux (loisirs, culture) et spécifiques ( BCD, EPL, centre de
documentation, centre de ressources, zone d’éducation prioritaire,
hôpitaux…).
LES PRINCIPES
PROFESSIONNELS QUE LES ANIMATEURS C.G.T.
ENTENDENT DÉVELOPPER DANS
LE CADRE DE LEUR SYNDICAT
SONT LES SUIVANTS :
Application d’un statut
professionnel d’animation à la Ville de Paris (à partir du
modèle que constitue le statut territorial d’animation, mais en
tenant compte des acquis préalables).
Reconnaissance des spécialités
existantes (BCD, EPL, Centres de Ressources, Hôpitaux…).
Création de nouvelles spécialités
(ZEP, ZUS) dans ce même cadre statutaire.
Élaboration de plans de formation
qui tiennent compte de la nature des missions d’animation.
Organisation d’un suivi de la
formation pendant toute la durée de la carrière de l’agent.
Mise en application des diplômes
professionnels d’animation.
Élaboration de contenus
professionnels (évaluation, profils de poste, nature des
missions, contenus pédagogiques, champs d’application des
savoirs…).
LES MOYENS QUE LES
ANIMATEURS C.G.T.
VEULENT UTILISER A CETTE FIN SONT LES SUIVANTS :
Une réflexion permanente qui associe
le plus grand nombre possible de syndiqués au débat sur
l’animation, de façon à assurer une large diffusion auprès des
non syndiqués. Cette réflexion peut se concrétiser par
l’existence de commissions permanentes, portant sur les
questions de fond (métier d’animateur, organisation de la
lutte), ou l’organisation de commissions ponctuelles pour faire
face à un problème particulier ou à une urgence (aménagement des
rythmes scolaires, par exemple).
Des structures dont les membres sont
démocratiquement élus par l’ensemble des syndiqués :
- Le Bureau : lieu de débat et courroie de transmission
entre les syndiqués et l’instance de décision que constitue la
Commission Exécutive.
- La Commission Exécutive : cette instance met en œuvre
impérativement les décisions prises collectivement. Elle donne
les moyens de l’action.
Des luttes communes et actions de solidarité sont à envisager.
Le Syndicat C.G.T. des Animateurs s’intègre lui-même à l’Union
Syndicale des Fonctionnaires et des salariés des Services Publics
Territoriaux Parisiens, dont le siège est situé à la Bourse du
Travail – 3 rue du Château d’Eau – PARIS 10ème.
L’Union Syndicale coordonne toutes les luttes menées à la Ville de
Paris et définit le contenu des luttes globales propres à la Ville
de Paris.
LES VALEURS SUR LESQUELLES LE SYNDICAT C.G.T. DES ANIMATEURS PRETEND S’APPUYER ET RESPECTER SONT LES SUIVANTES :
La pluralité, les différences :
L’indépendance à l’égard des partis politiques et de tout groupe d’influence :