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7 NOVEMBRE 2008 : ASSEMBLEE GENERALE "Service minimum : Victoire mais vigilance" (Voir tract dans Actualités).
       


Déclaration du syndicat CGT

des ANIMATEURS de la Ville de Paris

au CSAP du 10 octobre 2008
 

 

Madame le Maire, Mesdames, Messieurs,

        L?actualité politique municipale nous contraint à évoquer le service minimum d?accueil dans les écoles maternelles et élémentaires de la Ville de Paris.

        Cette mesure gouvernementale avait suscité avant l?été, la réaction du Maire de Paris qui avait exprimé, en substance l?idée qu?il s?agissait là d?une atteinte au droit de grève et qu?il ne pouvait demander à des fonctionnaires municipaux de briser la grève de fonctionnaires nationaux, ce qui avait suscité notre approbation.

        L?été passe, le parlement adopte une loi le 20 août 2008 et nous constatons ce que de très nombreux agents considèrent comme une volte face du Maire de Paris : la mise en place de ce service minimum à Paris dans une précipitation et une confusion totale.

Il déclarera : « Je suis un républicain, j?applique la loi ».

Rappelons que de nombreux maires de gauche, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, refuse d?appliquer la loi : ils résistent encore aujourd?hui.

A Paris, l?Adjoint au Maire, chargé de la Vie Scolaire, Monsieur CHERKI Pascal, a tenté de nous imposer une vague réunion à la DASCO sur la mise en place et les modalités d?organisation de ce service.

Refusant la politique du fait accompli, estimant que nous étions dans l?illégalité en l?absence de programmation d?un CTP à la DASCO, la CGT ne s?est pas rendu pas à cette convocation.

Cela n?empêchera pas la DASCO de tenter de nous instrumentaliser en écrivant sur des affichettes, placardés sur des écoles, que le service minimum avait été discuté avec « les organisations syndicales », certaines oui, la CGT non. Ce coup bas va altérer le dialogue social à la DASCO.

5 500 Animateurs et ASEM ont reçu une lettre les informant qu?ils étaient désignés sur la liste d?accueil.

Leur a-t-on demandé leur avis ? Une désignation n?est pas une réquisition !

Le Maire se dit fier d?appliquer les lois.

Celle du 20 août 2008, dans son article 8, prévoit que chaque agent est « préalablement informé » que son nom sera communiqué à l?autorité académique, afin de vérifier s?il ne figure pas, je cite, « dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d?infractions sexuelles ou violentes ».

Or, les notifications adressées aux agents, en date du 25 septembre 2008, ne mentionnent pas cette communication à l?académie.

Nous vous avons fait savoir, par une mise en demeure que les notifications individuelles sont à l?évidence entachées d?illégalité en ce qu?elles portent atteintes à la vie privé des agents non préalablement informés.

 Notre syndicat CGT pose et posera un préavis de grève à chaque fois que l?Education Nationale en posera un sur Paris, dans le primaire.

En effet, l?agent qui refuserait d?assumer la sale besogne que lui demande de faire la majorité municipale se verrait sanctionné au nom, je cite M. CHERKI et la DASCO, du devoir d?obéissance du fonctionnaire.

Depuis quand ce devoir s?applique-t-il sur le temps libre ? Les jours scolaires, un animateur exerce de 11 h 30 à 13 h 30 et de 16 h 30 à 18 h 30.

Il lui est demandé de venir sur l?école les jours de grève de 8 h 20 à 11 h 30 et 13 h 30 à 16 h 30. Est-on dans la légalité de votre point de vue ?

Un agent qui n?aurait pas les moyens de perdre 70 euros mais qui souhaiterait conserver sa dignité, qui aurait des valeurs, des principes, refuserait le service minimum mais ne se mettrait pas en grève, irait juste à son travail aux heures normales.

Vous le traduiriez donc en conseil de discipline ? L?ensemble de ma commission exécutive et moi-même sommes volontaires. Comme ça je pourrai montrer à mes filles, plus tard, une mise à pied du parti socialiste et sa majorité municipale parce que j?ai refusé d?aller briser une grève.

D?autres questions se posent sur ce service d?accueil, notamment sur la sécurité des enfants qui pourrait ne pas être assurée.

Vous avez bien compris, j?imagine, le sens de mon intervention. Madame le Maire, nous vous demandons de suspendre la mise en place du service minimum d?accueil à Paris et de prendre le temps de réunir un CTP à la DASCO afin d?examiner l?ensemble des aspects de ce dossier.

 

 

Fait à Paris le 10 octobre 2008

 

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