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Compte rendu de l'audience à la DASCO sur la précarité et le statut des animateurs. ( Cliquez pour en savoir + )
       

 


Audience à la DASCO :

Précarité et statut des animateurs
 

 

Notre syndicat CGT des Animateurs a rencontré

des représentants de la Ville de Paris en audience

le lundi 30 janvier 2012.

 

Etaient présents :

Mme Colombe Brossel, Adjointe au Maire chargée des affaires Scolaires.
Plusieurs représentants de la Dasco: Mr Coquard, Mme de Brunhoff, M. Pajot, aussi une représentante de l'élue chargée des personnels, Mme Errecart; enfin Mr Thierry le Goff, Responsable des ressources Humaines sur l'ensemble de la ville de Paris.

Nous souhaitions faire le point sur nos attentes et nos revendications concernant le dossier précarité à la DASCO et sur l'évolution du statut des animateurs.

Voir aussi les propositions et ouvertures éventuelles de notre employeur sur ces deux points essentiels pour le métier.

 

La précarité

Une loi nationale de sécurisation des parcours professionnels est en marche. Un décret devrait être publié le 14 février 2012.

La cgt revendique, dans ce cadre, titularisation et déprécarisation.

Il y a plusieurs centaines de contractuels dans l'animation à Paris.

Après la lutte de Mai 2011, nous avons obtenu que le nombre de postes au concours qui est réservé aux contractuels soit doublé. Cette année, 60 postes au lieu de 30 postes l'année précédente.

Pour autant, cette avancée laisse encore beaucoup de monde sur le bord de la route, en attente. Plus de 200 dossiers ont été déposés par les animateurs pour 60 places : 400 contractuels environ pouvaient s?inscrire à cet examen.

Cette loi nationale, selon la CGT, doit être l'occasion de donner un grand "coup de balai", en permettant une accélération significative du dispositif de déprécarisation.

Beaucoup de collègues sont en attente depuis des années, le rythme est trop long.

De plus, nous avons demandé à la ville de s'engager à passer dès cette année l'ensemble des contractuels en CDI (Contrat à Durée Indéterminé).

Ce serait une disposition possible dans le cadre de la loi. Cette loi, par ailleurs, permettrait de titulariser les agents déjà en CDI.

Il n'y en a pas à la DASCO, à l'exception d?une vingtaine à l'Action Collégiens.

En audience avec M. LE GOFF le jeudi 18 février 2010 sur le dossier précarité, nous avions demandé, et confirmé par courrier, la transposition de la directive européenne relative aux CDI dans la fonction publique.

A l'époque déjà, la ville pouvait passer les animateurs contractuels (qui avaient plus de 5 ans de contrats) directement en CDI (il y en avait 72), aussi ceux qui avaient dépassé 50 ans.

Cela n'a jamais été fait, alors que l'objectif affiché de la DRH était "d'inventer des dispositifs plus protecteurs" (?!)

La CGT ne demande pas à la Drh de s'inscrire au concours Lépine qui récompense les meilleurs inventeurs mais déjà d'appliquer les dispositions des lois qui sont au bénéfice des agents.

Actuellement, nos interlocuteurs ne s'engagent pas. Ils nous disent "avoir quatre ans pour construire quelque chose, puisque la loi donne ce délai". Ils évoquent "le périmètre encore incertain", les "ayants droits" et le décret d'application non publié.

Soyons vigilant pour la suite. Selon la CGT, il n'y aura davantage de titularisation et des CDI qu'à la condition que les animateurs se manifestent et se fassent entendre.

 

Vacataires

Colombe Brossel: "Pour moi, la vacation est un passage obligé dans l'animation"

Thierry Le Goff: "La vacation? Ce ne sont pas des emplois"

Ces deux citations émanant de notre employeur vous donnent une idée de leur état d'esprit concernant l'animation.

La CGT revendique une valorisation de la profession d'animateurs.

Nous avons évoqué les perspectives politiques de changement de rythmes scolaires et la lutte contre l'échec scolaire. Il faut plus que jamais, renforcer notre statut professionnel dans le cadre de la filière animation.

Pourtant, les politiques qui déclinent ces objectifs sont parfois les mêmes à maintenir nos collègues motivés dans la grande précarité sans n?offrir aucune perspective sérieuse d'évolution de carrière.

Dans un premier temps, et vu l'urgence, la CGT a demandé que saute le verrou des 910 heures annuelles.

De nombreux collègues seront bloqués dès le mois d'avril. Nous avons insisté sur une décision rapide à prendre.

 

Réponse

"La situation juridique est difficile"; " Nous allons peut être remonter un peu le curseur".

La ville évoque les gardiens remplaçants qui peuvent aller jusqu'à 1350 heures.

La CGT a demandé un arbitrage urgent aux bénéfices des animateurs et du suivi dans l?intérêt du service public et notamment pour les périodes d'été.

Nous avons par ailleurs revendiqué la fin de la logique de vacation à Paris. Sur un emploi permanent, après une période d'essai, un salarié doit obtenir un contrat.

Il y va aussi de la stabilisation des équipes et du métier.

On ne peut pas continuer comme cela éternellement.

Il serait bon que la municipalité prenne la mesure de la situation et cherche à en sortir par le haut.

Les retombées de la loi de déprécarisation, selon la CGT, n'aurait une portée véritable que si la ville s'engage à ne pas reconstituer un « vivier » d?animateurs précaires exploités et sous payés.

 

Le statut

La CGT revendique une évolution statutaire en catégorie B accessible au terrain. Actuellement, la catégorie B est principalement réservée aux services centraux et à l?Action Educative.

De plus, 1650 animateurs en catégories C pour 86 en catégories B ne constituent pas une évolution de carrière crédible.

Lors de la réforme de catégorie B de 2010, la loi aurait pu permettre de passer les animateurs ayant le BEATEP complet directement en catégorie B.

Cela n'a pas été fait. Pour nous il s'agit là d'une confiscation de carrière.

Il faut offrir des perspectives aux jeunes qui arrivent dans l'animation et valoriser les savoir faire et l'implication des animateurs.

La DASCO affiche un accord de principe sur l?évolution de carrière des animateurs. Mais rien de concret à ce jour faute d?arbitrage financier.

A ce propos, Mme Brossel est même allé loin en nous disant: "l'état doit un milliard à la ville, il faut qu'il nous les restitue". Aurons-nous la patience d'attendre !

L'adjointe de Mme Errecart trouve que le projet d'évolution en B des animateurs est un projet abouti.

C'est une ouverture de l'élue chargée des personnels : nous en prenons acte.

La DRH et M. Le Goff esquissent l'idée d'un grade fonctionnel. Il a levé les yeux au ciel lorsque nous avons évoqué 30 ou 40 points indiciaires (100 à 150 euros de plus par mois).

Pour la CGT, dans la mesure où il existe une catégorie B dans l'animation au niveau national, créer un grade fonctionnel verrait la perspective de la catégorie B s'éloigner ( pour les ASEM qui n'ont pas de catégorie B, la proposition d?un grade fonctionnel à un sens).

Ceux qui vous disent que se serait un premier pas vers la catégorie B pour les Directeurs de centre n'y croit pas eux mêmes. Ou alors se sont de grands naïfs.

Un compromis est possible, la CGT l'a évoqué.

La ville pourrait s?engager sur des postes budgétaires de catégorie B de terrain avec un calendrier portant sur des engagements d?examen et de concours dans la durée pour créer le nombre de postes correspondant à nos attentes et aux besoins.

A ce moment là, nous accepterions l'idée de passer les collègues sur un grade fonctionnel dans l'attente programmé de la catégorie B.

S'il n'y a aucune garantie et engagements clairs et chiffrés, nous le répétons, le grade fonctionnel serait un enterrement de première classe de la catégorie B de terrain.

A la CGT animateurs, nous ne soldons pas nos revendications.
Nous sommes déterminés à les faire reconnaître et les faire aboutir.

 

Avec la CGT animateurs revendiquons :

  • Des titularisations pour les contractuels et des passages rapides en CDI pour tous.

  • Des formations et des perspectives d?évolution de grade de l?échelle 3 à l?échelle 6.

  • La fin des 910 heures pour les vacataires.

  • Des engagements clairs et chiffrés d?une catégorie B de terrain dans l'animation: il nous faut des perspectives pour le métier.

  • Des emplois statutaires pour sortir de la logique de grande précarité à la DASCO.

 


L?ANIMATION EST NOTRE METIER
 

 

 

 

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